how many times have you seen me when i fall || hazel

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15 ans, resident emo kid. Touchez-le et il pleure.
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03/04/2017
Silver (Pokémon)
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Lun 3 Juil - 1:53

being me can only mean feeling scared to breathe, if you leave me then i'll be afraid of everything that makes me anxious, gives me patience, calms me down, lets me face this — let me sleep
Tu te sens lourd.

La brume t'a comme envahi, floue, vaporeuse, subtile et insinueuse. Sature ton être tout entier. Elle recouvre tout, tes repères comme tes pensées, tes souvenirs comme tes idées. Les imprègne de cette impression, cette émotion que tu connais si bien. L'oubli, la sensation de ne plus rien savoir, ni qui tu es, ni ce que tu fais, ni ce qui a bien pu t'arriver. Le néant total, suivi par l'angoisse. L'angoisse de finalement— finalement commencer à rassembler les morceaux. De remettre des mots sur ton identité, sur ton existence — aussi faible et futile soit-elle — et de reconnecter.

Te reconnecter à ce monde qui t'entoure, sans pour autant t'accepter.

Tes membres refusent de bouger, mais peu à peu, tu reviens— reviens à la réalité, Luca. Ou plutôt, la réalité revient à toi, s'infiltre sous tes paupières, t'offre des images du lieu où tu reposes actuellement, car enfin tu parviens à sentir le mur dur et froid contre ton dos. L'humidité obnubilante du lieu, et l'eau qui coule entre tes doigts. Le peu de lumière qui darde à travers entre deux immenses parois qui cachent le ciel et suffit à t'éblouir, simple éclair qui perce l'obscurité. Une réalisation, un éclair dans ta poitrine.

Un éclair sur ton visage.

Enfin,
tu ouvres les yeux.

Tu n'ouvres les yeux que pour voir du rouge — rouge hémoglobine. Le liquide coule, se répand sur tes lèvres, s'immisce sous ta langue et tu reconnais ce goût amer, ce goût métallique qui te tient compagnie depuis si longtemps. Du sang. Du sang comme tu en as vu tant de fois, du corps inerte de ta mère jusqu'aux cicatrices constellant ton corps et aux ecchymoses qu'on t'infligeait sur Terre, jour après jour après jour.

Au final, même ici, ça n'a pas changé.
Même ici, dans ce monde qui t'avait tendu la main, qui t'avait offert une échappatoire, une sorte de secours — quelque chose, n'importe quoi pour échapper à cet enfer — il y a des choses qui resteront éternellement les mêmes.

La pitié, le regret, la haine et la violence.
Des mots qui depuis cinq ans déjà te tiennent compagnie, nichent au creux de ton coeur et susurrent qu'ils ne te laisseront jamais. Jamais, ne jamais oublier que tu n'aurais jamais dû survivre, que c'était sa vie contre la tienne et que c'était une erreur, cruelle erreur. Tu en paies le prix, Luca : c'est ce qu'on appelle le karma, il te semble. Si tu pouvais échanger ta vie contre la sienne, tu le ferais. Tu te livrerais bras et jambes liés, tu te sacrifierais ne serait-ce que pour voir l'ombre de son sourire à nouveau.

Mais le destin n'en a pas décidé ainsi.

Ton corps tremble. Tu parviens à peine à bouger tes membres ankylosés par la douleur. Comme toutes ces fois où on t'a battu, toutes ces fois où, face contre terre, tu as laissé couler tes larmes dans un coin de la cour de ton collège. Les brutes existent même dans les mondes parallèles, là où tu pensais enfin trouver ta liberté, profiter d'un moment de répit.

Tu t'es bercé d'illusions encore une fois.
Comme toujours.

Toujours.

C'est toujours comme ça — parce que tu es trop gentil, trop passif, trop docile, trop fragile. Tu es une proie facile, le genre d'oisillon tombé du nid que tous les reptiles rêveraient d'avaler tout rond. Le genre de victime qui ne ripostera pas, qui ravalera son impuissance et retiendra ses larmes.

Mais même ça, tu n'en es pas capable.

C'est sûrement pour ça qu'ils t'ont choisi toi. Toi pour être le réceptacle de leurs envies, de leurs désirs tordus. De leur colère— parce qu'après tout, il faut bien évacuer. C'est toujours mieux d'avoir un un bouc-émissaire. Un bouc-émissaire aux yeux d'argent qu'ils ont ramassé dans un coin d'Andraste et traîné jusqu'aux bas-fonds. Cela ne se ferait pas de salir la voie publique, après tout. Le goût métallique qui inonde ta bouche depuis un moment déjà est bientôt mêlé d'un goût salin qui, lui aussi, ne t'est pas étranger. Tu voudrais t'arrêter, parce que tu sais que pleurer ne sert à rien, pas en face de gens comme ça, pas en face de cœurs desquels la pitié s'est envolée.

Parce qu'on ne peut qu'avoir pitié de toi, Luca.

Et tu restes assis là, pétrifié, les dents serrées, à chaque coup la respiration saccadée, le nez cassé. A espérer que ça s'arrête vite, même si tu y es habitué. Certaines habitudes ne meurent pas, et d'autres sont toujours aussi difficiles à supporter.

Mais ça, tu ne veux pas te l'avouer.



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Sam 15 Juil - 21:16

And I'll be holding on to you

Il y a en lui un brin de fin
moineau un peu trop fané pour que le printemps s’en soucie
ou bien coquelicot des hivers oubliés que le temps sème au quatre vents
elle – ne veut plus s’infliger le spectacle de ses pétales par le soleil arraché
(il m’aime, un peu ?)

Hazel a un petit désir
un tout petit vœu qu’elle fleurit patiemment
(beaucoup)
Elle voudrait pousser hors de son ombre le rouge-gorge aux ailes coupées
planter - encore - les graines de ses sourires bien trop rares
cyprès de son cœur …

Hazel porte pour lui ce tout petit souhait
- parce qu’il n’a pas encore la force de l’épanouir -
elle – soufflera la brise ravalera la pluie
courbera les tempêtes tant qu’il sera roseau
pour toi Luca elle se fera chêne
lavera de sa lumière la sève qui étouffe tes saisons
(passionnément) t’offrira son Eden

-- ravagé, dévasté, furieusement saccagé
jardinet qu’ils abreuvent démoniaques à leur bile dégradée
Elles sont là les vipères acharnées
retournant son cœur déjà détruit sous leurs vices enterré
sifflant rieuses l’éternelle déchéance du bourgeon qu’elle voulait tant sauver
non, non, non !
et ils frappent l’atone agonie de l’oiseau que le jour sans pitié assassine
encore une fois
encore
encore
(à la folie)

« Arrêtez ça tout de suite ! »

Elle se précipiter au chevet du bouton
sur ses joues roulent égarés quelques pétales flétris
qui se consument douloureusement quand ils rejoignent la terre

Doucement – ne pas éteindre pour de bon la rose écorchée  – elle fait glisser ses paumes contre les tempes du silencieux martyr
recueille entre ses doigts les larmes écarlates du moineau cloué au sol
Ne t’en fais pas Luca
je suis là
je te protégerai
tu sais – je soufflerai la brise ravalerai la pluie
je courberai les tempêtes tant que tu seras roseau
c’est cela mon petit souhait – s’il-vous-plait
faites-moi chêne


« Luca !! Mais qu’est-ce qu’ils t’ont fait, ces espèces de brutes ? »

Promis, je sauverai ton Eden
Dernière caresse avant le typhon…
Elle se redresse
Dos au jardin – face à l’Enfer
Promis, je te sauverai

« Vous n’avez pas honte de vous en prendre en bande à une seule personne ? Bande de lâches ! »

Terrible affection enracinée pour forteresse

« Fichez le camp ! Je vous préviens, si vous ne vous en allez pas, je n’hésiterai pas à vous donner une bonne leçon ! »

Je serai chêne

« Et pensez pas que parce que je suis une fille je serai pas capable de vous démonter ! »

tant que tu sauras roseau – je n'aurai pas peur
- il n’y aura plus de pétales à arracher -

441 mots // j'espère que c'est compréhensible orz
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Mer 27 Sep - 1:00

being me can only mean feeling scared to breathe, if you leave me then i'll be afraid of everything that makes me anxious, gives me patience, calms me down, lets me face this — let me sleep
Tu es bien loin de briller, Luca.

Tu es au fond du trou : tu es déjà teinté, tu es déjà terni. Déjà pourri jusqu'à la moelle — c'est ce qu'on te rabâche, c'est ce qu'elles (tu) te rabâchent, ces voix qui constamment te hantent, te rappellent chacune de tes erreurs. Comme il l'a fait, comme ils l'ont tous fait.

Le goût de la déception (du désespoir) est amer.

Tout se mélange de l'autre côté de tes paupières à demi-closes, les couleurs se brouillent et les voix s'emmêlent. Déjà, ton esprit abandonne, disjoncte ; ton esprit lâche prise, et fuit. Fuit comme tu l'as si souvent fait, comme tu le fais toujours. Il ne veut plus suivre, il ne veut plus voir, plus voir les sourires tordus sur leurs visages de tortionnaires, l'étincelle dans leurs yeux qui rougeoie de satisfaction — tandis que la tienne, lentement, s'éteint. Tu restes là, Luca. Immobile. Silencieux. Tu n'as plus la force de ne serait-ce que d'appeler à l'aide. Tu voudrais te recroqueviller, hurler, hurler à la face du monde que pitié, faites que ça s'arrête, arrêtez ça, arrêtez tout, tandis que tu sens encore quelque chose — leurs semelles, une barre, une batte, peu importe — s'abattre sur ton corps fragile. Mais tu ne peux plus. Le seul bruit qui résonne encore dans les couloirs tortueux des bas-fonds, c'est les gémissements que chacun de leurs coups t'arrachent.

Alors tu attends.
Tu attends que quelque chose se passe.
Que quelque chose arrive.

(Ta fin, peut-être.)

« Arrêtez ça tout de suite ! »

Un éclat de voix perce les ténèbres ; une voix que tu reconnais bien. Une voix qui compte beaucoup, pour toi.

Une voix qu'en vérité, tu n'es pas étonné d'entendre.

Tes paupières se soulèvent, lourdes, difficilement, et tu la vois. Tu la vois se tenir devant toi, comme un rempart, comme une muraille, un bouclier pour te protéger de la tempête.

Hazel.

Elle a toujours été là pour toi, Hazel, et ce, même si vous ne vous connaissez pas depuis longtemps. Elle t'a tendu la main, sans que tu saches réellement pourquoi. Comme Sully, comme Aksel l'avait fait. Alors, tu as agrippé la sienne.

Mais il y avait quelque chose de différent dans la chaleur de vos mains entrelacées. Quelque chose que tu ne parviens pas à expliquer.

Tu trembles. La douleur t'empêche de raisonner clairement. Alors tu te terres, tu t'enterres dans ton silence, tu la regardes vaillamment s'opposer à l'ouragan. Et tu voudrais, ne serait-ce qu'un instant, tendre la main vers elle — mais ton corps ne t'écoute plus. Tu serres les dents.

C'est toujours pareil.

C'est toujours pareil avec toi, Luca : tu ne sais que pleurer, tu ne sais qu'avoir peur, et rien d'autre. Et toujours, toujours, tu dois dépendre des autres pour avancer. Pour survivre.

Sans Sully, tu n'aurais rien fait.
Sans Hazel, tu ne serais pas là.

Tu n'es pas capable de vivre seul. Et tu te détestes, pour cette simple raison. Ton coeur se serre ; tes lèvres s'entrouvrent, laissent échapper un murmure, un râle.

« Ha...zel... »

C'est tout ce que tu es capable de faire. Regarde-la, Luca — ne la lâche pas des yeux alors qu'elle affronte les bourrasques, les insultes, les provocations de ceux qui t'ont amené ici. Ils la menacent, mais elle tient. Elle résiste. Sans ciller. Sans avoir peur.

Pas comme toi.

Le goût est amer.
(Tu es amer.)

Tu ne seras jamais lumière, Luca,
parce que tu n'es qu'un lâche.



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