paint me a wish on a velvet sky ◮ N O V A H

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get out
La pluie se mêle aux larmes.
Le sang coule, le vague à l'âme.
Il ne rentrera pas ce soir.
Perdu à jamais dans le noir.
La perte d'un être, le néant.
En son antre, un trou béant.
Jamais il n'oubliera.
Jamais il ne pardonnera.
70
26/06/2017
Tetsurou Kuroo - Haikyuu!
@cheshire @handspinne
Humain
Mini image : get out

Description du personnage : La pluie se mêle aux larmes.
Le sang coule, le vague à l'âme.
Il ne rentrera pas ce soir.
Perdu à jamais dans le noir.
La perte d'un être, le néant.
En son antre, un trou béant.
Jamais il n'oubliera.
Jamais il ne pardonnera.

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Ven 30 Juin - 21:34
MUSIQUE — Vivre sa vie ; en slow motion. La regarder défiler ; sans émotion. Radioactive fait bel et bien parti de cette sphère de gens, qui n'ont plus rien à perdre, qui n'attendent plus rien ; qui se contente d'être spectateur de leur propre vie... Sa grande histoire est réduite à néant ; et les petites ne sont là que pour tenter de combler le vide du trou béant de sa poitrine. Qu'est-ce qu'il doit faire ? Il n'en a aucune idée. Il ne se pose plus vraiment la question ; sa suffisance naturelle fait tout pour lui. Pantin désarticulé, il avance sans mot rien, surnommé le déchet ambulant ou le fantôme errant de Magmell, il jubile ; un feu follet en devenir. C'est une sucette à cancer qui vient braver ses normes, se mêler à ses formes, et il en inspire le venin mortel en déambulant dans les rues. Où aller ? Chercher un nouveau havre de paix.

Les mains dans les poches, le dos légèrement voûté, il regarde autour de lui ; son regard inquisiteur se posant sur les passants qui le détaillent de haut en bas. Qui sont-ils ? Des humains ? Des éternels ? Il n'en sait rien. Certains ont une particularité physique qui ne sort pas de l'ordinaire, d'autres sont comme lui ; à un détail prêt, la joie sur le visage. Soupir irradié de fumée, Radioactive passe par des ruelles moins fréquentées ; celles qui sentent la mort plutôt que la vie ; celle que les gens normaux évitent plutôt que de s'y aventurer les yeux fermés. Mais Radioactive n'est pas comme les autres ; son cœur appelle le danger ; autant qu'il appelle la mort. Oui, Radioactive n'est pas banal, il ne le sera jamais ; pas tant qu'il vivra.

De ses yeux cernés de noirs
L'homme renonce à croire
Rejette l'honneur du savoir
S'enfonce dans le désespoir


Les minutes lui paraissent défilées comme des heures, le temps est long, beaucoup trop long, et mêmes ses jambes le lui font désormais ressentir. Le jeune homme ne se sent plus maître de sa vie, ni même du court de son propre temps ; il avance, mais recule aussitôt à la vue des environs. Il se rappelle de chaque recoin de la ville, de chaque lampadaire sous lequel il a dormi ; déchet humain que le monde tire vers sa fin ; et pourtant, il oublie Radioactive... Car il ne veut pas se sentir attaché à ce monde ; il ne souhaite pas lui appartenir ; non, jamais. Les souvenirs arrivent devant sa porte interne, mais enfermé dans son inconscience, il ne daigne pas se lever pour l'ouvrir. Il sait très bien ce qui se trouve derrière le verrou de sa serrure ; une vie gâchée par un manque d'honnêteté, par un manque de persévérance, avec son lot de malchance.

La nuit tombe lentement, alors qu'avec sa nonchalance naturelle, il continue d'avancer ; le visage relevé, mais le regard rivé vers le sol. Soupir prouvant sa lassitude qui s'échappe de ses narines comme sa nicotine, il s'abandonne à la sortie de la cité. Il est le vagabond solitaire, l'incompris ; c'est ce qu'il croit, il essaye vainement de s'en convaincre... Et pourtant, Radioactive voit bien, il sait qu'il y a des gens encore bienveillants, qui lui tendent avec générosité la main ; mais il ne sait pas comment les saisir, il ne se rappelle plus ; en vérité, on ne le lui a jamais appris. Et ChoHee lui manque dans ce genre de moment ; elle qui avec un sourire arrivait à estomper le mauvais ; elle, dont la simple présence pouvait dissiper les malaises. Les épaules tressautent légèrement ; mais ce n'est pas la cause du froid, non. Ses bras se retrouvent de plus en plus collés contre ses flans, les mains serrées agrippant l'intérieur de ses poches qu'il serait capable de déchirer. L'indécision, l'incompréhension ; il n'y avait rien de pire.

Perdu comme un gamin
Comme d'innombrables félins
Il ne cherche plus son chemin
Ne dira certainement plus "à demain"


Vivre lui paraît dérisoire sans elle et pourtant, il ne peut pas s'empêcher d'espérer, d'y croire. Elle ne voudrait sûrement pas qu'il se torture ainsi, Radioactive en est conscient ; mais la perte d'un être cher ne rend pas rationnel ; il en est la preuve formelle. C'est en se perdant un peu plus, les yeux toujours rivés sur le sol, qu'il daigne enfin relever son regard cerné de noir. Les étoiles éclairent son passage, l'accompagnent dans son deuil, effacent sa solitude ; lui prouve qu'il n'est pas seul. Le pas est de plus en plus lent ; la bouche à moitié ouverte, la cigarette glissant lentement, il contemple ce magnifique tableau ; un spectacle qu'il avait oublié. Et pourtant, ils adoraient regarder les étoiles ensembles, connaissant les constellations sur le bout des doigts... Elle lui avait tant appris, depuis l'enfance... Une amie, une meilleure amie, la femme de sa vie ; ChoHee. Se laissant tomber sur l'herbe haute de la plaine, il reste là, comme un soldat après une bataille trop dure ; un sourire nostalgique suspendu à ses lèvres.

Les étoiles sont si belles
Sentiments conflictuels
Douleur artérielle
Douceur artificielle
Cerveau fonctionnel
En manque de sa demoiselle
Dépendance éternelle
Amour inconditionnel


Il se rappelle Radioactive ; de tout, de A à Z ; les larmes ne coulent pas, mais elles montent quand même. Pitié ; que le deuil s'achève.
tag: novah
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humainement éternel. le corps en proie au jour. l'esprit apaisé par les nuits. l'aurore écarlate qui façonne son arpège muette. les mots s'écrivent. et novah arpente le monde. étincelle d'un feu crépitant. larmoyant auprès des bêtes et sous les fragments de lune. de glace et de pierre éternelles. d'amour et de patience humaines.
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26/06/2017
OC ; tofuvi
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Description du personnage : humainement éternel. le corps en proie au jour. l'esprit apaisé par les nuits. l'aurore écarlate qui façonne son arpège muette. les mots s'écrivent. et novah arpente le monde. étincelle d'un feu crépitant. larmoyant auprès des bêtes et sous les fragments de lune. de glace et de pierre éternelles. d'amour et de patience humaines.

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Dim 2 Juil - 0:00


j'réponds du kk comparé à toi. so much luv.

radioactive

quand pollux existait encore les étoiles chantaient.
novah pouvait les entendre. les imaginer.
novah levait la tête. sa tête châtaigne. chargée. tellement chargée.
novah levait les yeux au ciel. et il voyait. (l’univers.)
dans le gris froid de ses iris. teinté des nuages chauds de l'été.
dans le gris délicat et éthéré. il entrapercevait un monde que pollux décrivait.
inlassablement. éternellement. avec ce sourire. que novah ne retrouve plus.


quand pollux existait encore. novah souriait lui aussi. mince éclat fragmenté. (parfois.)


les nues s’étirent et s’élancent. le ciel se teinte de ce rose bigarré. les nues blanches.
cotonneuses. aurores de nuages qui cadencent le jour.
le jour qui se meurt. d’ocre et de vermeil.
novah admire les toits qui se colorent. palette céleste. captée par les yeux admiratifs des existences qui ne l’atteindront jamais.
novah voudrait devenir oiseau. gripaon élancé sous le soleil.
rien que pour effleurer ces landes blanches qui se brisent contre l’horizon.
novah tend la main gauche. la pointe graphite s’ancre au crépuscule.
exploration achevée. pour un jour. attendre la nuit. puis repartir.
il a son calepin sur ses genoux pliés. assis en indien. loin du sol. loin des siens.
en proie à l'attente, chasseur croque des yeux ses esquisses.
novah a tant à faire. encore. toujours.
il y a des feuilles. vierges autrefois. qui s'étirent de rouge et de bleu.
de lignes fines. agiles.
il y a le nacre d'un pelage.
novah tient ses œuvres du bout des doigts.
et quand il les observe une nouvelle fois,
il voit pollux.
et réalise qu'il n'a plus rien à lui montrer.


parce que pollux n'existe plus.


la gorge serrée. novah la sent. cette nostalgie.
amère nostalgie. des souvenirs humains qu'on lui a offerts.
il y a de cela plus de cent ans.
un rire comme un grelot. des mots.
des étoiles. des légendes comme il ne s'en fait pas.
pollux avait tout. il avait cueilli ses rêves. ses aspirations.
novah s'égarait et pollux le retrouvait.
assis sur le toit. à présent, novah retrouve le passé.
et s'y égare volontier. s e u l.
éternel. comme novah aimerait être mortel.
mordre dans la vie comme dans un sucrociel.
en aspirer l'essence. pour se dire fièrement
je suis vivant.
mais novah reste une image statique.
pollux était changeant. ça lui faisait mal de vivre.
loin. tellement loin des autres.
mais pollux, ça ne me fait rien que tu vieillisses.
avait murmuré novah.
parce que le temps et les rides ne l'affectaient pas.
novah aimait ce visage.
vieilli. effrité.
et puis du jour au lendemain,
novah n'avait plus rien.


ne pas le voir s'éteindre.
c'est pour rendre pollux éternel.


quand il relève la tête,
novah ne voit plus que la nuit noire.
les nues se sont étiolées sans qu'il ne puisse assister à leur cortège funèbre.
pour toujours, novah rate les morts.
pour assister aux naissances.
et les étoiles tintent au-dessus de sa tête.
voici venu le retour des aèdes.
ces lucioles célestes qui charment le monde
prient pour lui.
et entonnent des chants mirifiques que même leliel envie.
novah s'apaise, mains aux dessins.
il ose un vieux sourire. infime. commissure des lèvres relevée. (à peine.)
instinctivement. sans qu'il ne réfléchisse. le chasseur se meut. il se tend vers le ciel, déploie ses jambes. engourdies.
il est temps de bouger. quitter andraste.
rejoindre les plaines.
là où, dans la rivière scintille ce que pollux nommait l'étoile polaire.
novah veut revoir cette lumière. (à tout prix.) glisser sur l'herbe ses mains et ses pieds.
lever la tête et oublier la nuit. se perdre dans un monde qu'il ne peut cartographier.
pollux, où es-tu ce soir ? un peu à l'est, à l'ouest ?
il s'élance, quitte la ville et bientôt sa petite existence jalonne un sol sans bruits. quelques souffles poétiques. des gens qui comme lui s'attroupent.


happés par l'indicible et éternel voûte.


si novah pouvait crier. si novah pouvait chanter. si novah pouvait clamer. des mots que les artistes écrivent.
que les plumes s'échinent à graver. un univers que les doigts ne peuvent même pas effleurer.
novah se tient debout, dans la plaine. arrêter sa course. celle entamée pour rejoindre la nuit, besace ceinturant son corps. gringalet.
calepin et crayon qui le suivent.
fidèles.
le cou cassé, sa tête châtaigne baignée d'une liberté stellaire.
novah, enfin, rentre chez lui.
il est quelque part, parmi deux magnitudes. il gravite près de la lune, enjambe ses fragments.
ses pas se faufilent entre les hautes herbes. novah a la bouche ouverte. légèrement.
tout doucement.
qu'est-ce que c'est déjà que ce sentiment ?
le bonheur. pollux.


novah avance. inlassablement.
l'herbe chatouille ses mollets.
ses doigts enserrent sa plume. son papier.
une bouée que novah ne doit pas lâcher.
ou c'est assuré, il se noiera dans le firmament étoilé.


novah avance. aveugle. la tête trop haute, trop penchée.
ça résonne sourdement à ses pieds. (brusquement.)
trop rapidement. il bute. il chute. corps mou lui faisant perdre l'équilibre.
novah s'étale dans l'herbe. avant même d'en avoir décidé.
le sol le reçoit. un peu durement. souffle coupé.
mais merde, les gens.
les gens se couchent. les gens s'enlisent dans le vert parfumé. (odeur de foin.)
les gens chutent parce qu'ils aiment à contempler. contempler les étoiles jusqu'au matin.
et novah, trop distrait, marche et fonce dans un corps mort.
mort de beauté.
il se relève. un peu sonné. papier et crayon écroulés. il tourne la tête.
désire savoir quel est l'hurluberlu qu'il a rencontré si soudainement.
et cette tête couchée.
novah la reconnaît.
radioactive ?
alors il ramasse ses affaires.
pour s'empresser d'écrire un bonsoir.
je suis con en fait.

paint me a wish
on a velvet sky
BY MITZI


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