witty fools ; sully

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sparkle
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21/11/2017
Miyazono Kaori - Shigatsu wa Kimi no Uso
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Jeu 14 Déc - 19:09

witty fools
Let's say sunshine for everyone
But as far as I can remember
We've been migratory animals
Living under changing weather

Oh, n'était-ce pas une belle journée ?
Le soleil d'hiver n'était-il pas doux, la brise de la fin d'après-midi réconfortante? N'était-ce pas un de ses jours où les mines mornes sont bannies, et les sourires resplendissent sur tous les visages comme des confettis en jour de fête. On l'a regarde de travers, pourtant, comme une anomalie, un clébard errant, une étrangère. Elle vadrouille, le long de la plage, grands mouvements exagérés,
comme si de rien n'était, saluant joyeusement les passants qui haussent les sourcils, hésitant à exprimer la surprise ou l’inquiétude. C'est un épouvantail ambulant, la petite Ludiwine, avec ses cheveux blonds en pagaille et ses genoux écorchés. Elle a le nez qui saigne aussi, elle est sûrement mal tombée, mais puisqu'elle s'en moque, elle ne prend même la peine de s'essuyer.
  Elle n'a pas mal Ludiwine, ou du moins pas assez pour s'arrêter. Il lui faudrait un ouragan, il faudrait lui arracher les membres et lui raser les cheveux, la piétiner à terre, pour ne serait-ce que la ralentir. Oh, elle a tant à faire Ludiwine, tant à découvrir et la journée était si belle, le soleil d'hiver i doux, la brise si réconfortante. Oh, elle a les yeux en paillettes et un rictus en semi-ton,
elle sautille sur un air imaginaire, genoux en kebab et sang séché sur le visage.
  Et plus tard, il faudra repartir -l'Horreur- dans le petit appartement froid et morne, dans son monde ennuyeux et répétitif , banal, si banal ! Comment pensez-vous qu'on s’érafle les genoux à Munich? On tombe de vélo. Comment pensez-vous qu'on saigne du nez en Allemagne? En se prenant une porte. Des blessures sans enjeu, sans gloire et sans ambition. Ici elle pouvait porter fièrement ses blessures de guerre, se satisfaire du résultat. Elle n'était pas tombée à vélo en roulant dans les rues d'Andraste. Elle ne s'était pas prise la porte d'une auberge.
C'était plutôt une affaire de cotolympe. Mais ils étaient si mignons, complètement touffus comme des petits nuages! Elle n'en avait jamais vu des aussi moutonneux, ils semblaient de grands nuages blancs. Alors elle avait tenté d'en monter un. En plus elle était partie pour manger des chamallows. Qu'elle élégante monture cela aurait été! Manger des chamallows sur un chamallow, n'était-ce pas là l'aventure ultime? La présence de ces chamallow vivants n'était-ce pas là un cadeau de Leliel ou je-ne-sais-quelle divinité? Une aventure douce et molle ? Mieux aurait valu tenter l’expérience avec des flufftons, car elle s'était méchamment faite rabrouer. Mais pas sans succès avant.  Un cotolympe avait été monté pour la modique durée de 0.5 secondes avant de se cabrer et de l'envoyer paître au sol et de repartir en troupeau aussi rapidement que des mythins sous le feu, la laissant se relever, tout hébétée mais en riant de toutes ses forces. Mais elle l'avait fait. N'était-ce pas magique? Sur terre pour monter un animal il fallait voir son propriétaire, payer, ou se faire vilainement taper les doigt par la défense de la faune forestière. Tout était tellement plus sauvage et plus libre ici. Tout était tellement plus beau. Il lui valait mieux s'autodétruire et vivre en dedans que de se préserver et pourrir à l'intérieur. Il lui valait mieux chasser les étoiles et se brûler que de rester statique dans un monde froid.
  Et soudain elle écarquille les eux et s'arrête en sursaut. Elle l'a trouvé. Le point C. La vue parfaite sur l'océan pour manger des chamallows. Elle y court, s'arrête en glissade dans le sable et lance des bouts de bois comme des pokéballs sur le sol. Bon cela ne sert concrètement à rien et est un peu débile puisque maintenant les brindilles sont éparpillés partout. Elle sort son briquet, elle chante avec un voix qui se veut beaucoup trop sérieuse comparée aux paroles :

▬ Chamallows, chama chama chamallow, pas très chats mais beaucoup "mallows" oui c'est nous les chamachamaloows ♪

  Et assise en tailleur, elle sort son bâton, ce bâton, c'est le bâton C, le bâton parfait pour les chamallows. Elle sort aussi sa couverture C et son briquet C et son coca C et allume son feu C devant son paysage C. Et puis elle sort le paquet de chamallows aussi, accessoirement. Le paquet de chamallow noté chamallow ++ dans l'échelle chamallowienne de Ludiwine. Elle s'était amusée dans son temps libre à faire un véritable petite code de règles et de critères de notation pour une soirée chamallow/20.

  Et puis vient la silhouette, au loin. Elle ne l'attendait pas, elle n'attend jamais personne Ludiwine. Alors elle saisit son sachet en plastique C et le porte au-dessus de sa tête en signe de bienvenue.

▬ Chamallows ?


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Dim 7 Jan - 16:54


« witty fools »

je nous veux véritables
le soir au coin du feu

Sully était un élève appliqué, sérieux, et de bonne volonté. Il avait ses forces et ses faiblesses, mais se maintenait à une moyenne tout à fait convenable, relativement stable, à force de travail régulier, pour le bonheur de tous ses professeurs.

Et pourtant, dernièrement, ses résultats semblaient aborder une pente descendante ; encore légère, mais suffisamment appuyée et inédite pour attirer l'attention de ses enseignants. En arpentant les sentiers de la plaine, Sully soupira en repensant à la discussions qu'il avait eue la veille avec son professeur d'histoire. Il était rare que les adultes se soucient de lui – il était rare que les gens se soucient de lui en général, en fait. Il n'aimait pas être cause d'inquiétude. Probablement à cause du souci qu'il avait malgré lui causé à sa famille, et tout particulièrement à son père. Probablement aussi parce qu'il portait lui-même le poids des tourments des autres, et qu'il savait mieux que quiconque à quel point ça pesait lourd.

Il devrait se ressaisir. Reprendre du poil de la bête, remettre ses priorités en place. Il n'aurait pas pensé que vivre entre deux mondes se révèlerait si fatigant. Les trajets étaient pourtant instantanés, entre la place de Coba et le quartier de son école. Mais chaque fois qu'il quittait la Terre pour rentrer à Mag Mell, il devait prendre mille précautions pour s'assurer que personne ne s'en apercevait. Mentir sur sa double vie devenait aussi de plus en plus difficile, tant auprès de ses camarades que de ses professeurs. Il peinait parfois à garder à l'esprit deux mondes si différents, et dont les préoccupations ne se ressemblaient pas. Il plongeait de plus en plus dans l'âme de Mag Mell, et il avait beau maintenir un lien régulier avec la Terre, il s'en détachait de plus en plus, sans même s'en rendre compte. Sa vie de lycéen lui semblait de plus en plus anecdotique, et les cours, de plus en plus banals, comparés à ce monde fantastique où il s'était fait une place. Sur Mag Mell aussi, il s'était construit des habitudes, mais elles étaient sans cesse bousculées, et la nouveauté était partout — dans les rencontres, les découvertes, une vie sociale et politique mouvementée dans laquelle il se sentait presque impliqué ; là où en Irlande il n'était qu'un simple lycéen centré sur son propre petit quotidien, à côtoyer toujours les mêmes personnes, toujours les mêmes rues, les mêmes salles, pour y faire toujours un peu la même chose. Il ne passait plus vraiment de temps sur Terre en-dehors de ses cours, sortait peu avec ses camarades de classe. Il s'était longtemps montré méfiant envers ce monde qui lui avait tant pris – mais aujourd'hui, il ne savait plus résister à son appel.

Tout en ruminant cette situation, le garçon avait atteint la côte, qu'il s'était mis à longer, empruntant machinalement les chemins qu'il avait l'habitude de parcourir. Il s'y promenait souvent, pour en apprécier le calme. Dans une semaine, il rentrerait sur Terre, auprès de sa famille, pour les fêtes. Il lui faudrait préparer son discours à l'avance, pour ne pas se trahir auprès de son père. Heureusement pour lui, il pouvait compter sur l'aide de sa mère, et il savait aussi que son père ne poserait pas trop de questions. Ils ne discutaient plus tant que ça, préférant fuir le malaise qui persistait toujours entre eux. Chagrin, le rouquin songea que ça l'arrangeait probablement, dans cette situation. Quoi qu'il en fût, repasser un peu de temps sur Terre, auprès de sa famille, lui ferait probablement du bien. Ça l'aiderait à se recentrer, à repenser son équilibre entre les deux mondes. Et puis les décorations et les lumières de Noël lui manquaient, sur Mag Mell.

C'est alors qu'il se faisait cette remarque, avec un petit sourire amusé, que la lumière d'une flamme attira justement son attention. Devant lui, sur la plage, il reconnut le profil de la jeune fille, sa longue chevelure blonde. Elle semblait bien installée, assise en tailleur devant son petit feu. Ludiwine l'avait également repéré, et lui fit signe la première, en brandissant un sachet en plastique, qu'il n'avait pas encore reconnu. Mais sa phrase d'accroche répondit à ses questions :

« Chamallows ? »

Quelle bonne idée, aussi inattendue que sympathique, songea l'Irlandais en s'approchant. Il fit un petit signe de la main à son interlocutrice, et répondit simplement, avec un sourire chaleureux :

« Volontiers ! »

Puis, joignant le geste à la parole, il s'assit lui aussi au coin du feu. Un regard rapide lui apprit que la jeune fille était venue préparée. Alors il se montra curieux.

« Tu fais ça souvent ? » demanda-t-il en désignant sa petite installation. Lui, il n'y aurait probablement pas pensé. Il lui était arrivé de rapporter un paquet de bonbons ou de chips, à grignoter dans sa chambre, au refuge de Coba. Mais Coba, c'était comme un petit bout de Terre sur Mag Mell. Et il devait avouer que voir un paquet de chamallows dans ce paysage plus sauvage le destabilisait un peu. Mais alors qu'il s'en rendait compte, il ne parvenait pas à se l'expliquer. Pourquoi pas, après tout ? Peut-être qu'il se mettait à séparer un peu trop les deux mondes entre lesquels il navigait.

Il glisse un regard à la blondinette, s'attardant sur ses blessures. Elle est encore dans un bien drôle d'état, et il ne peut s'empêcher de poser une nouvelle question, surpris.

« Il t'est arrivé quoi ? »

« Cette fois », se retient-il d'ajouter. Il se demande quelles incroyables aventures elle a encore vécu dans la journée. Elle l'impressionne, avec cette façon qu'elle a de croquer la vie à pleines dents, de profiter de chaque instant. Des fois, il se dit qu'elle y arrive mieux que lui, alors qu'il s'efforce pourtant d'en faire sa philosophie de vie. D'autres fois, il s'inquiète de son imprudence.

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