le ciel lui est tombé sur la tête (PV);

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Mx est androgyne et grimace timidement quand on le traite comme un gaillard ou une fillette.
Mx veut être astronaute des pixels quand il sera grand. Et aussi créateur d'univers. Pour l'instant, il crée juste de jolis tableaux pixelisés sur Terre et les montre aux Éternels.

Au fait, il est copain avec un woofloof bleu.
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Mx est androgyne et grimace timidement quand on le traite comme un gaillard ou une fillette.
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Dim 20 Aoû - 0:20
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je voudrais parfois me fondre dans l'air et disparaitre disparaitre disparaitre jusqu'à ce qu'on ne m'entende plus soupirer avec le vent et sangloter avec la pluie


(Un petit enfant est tombé du train
Train du quotidien galérien)

Il ne se rattrape même pas avec les mains ou les genoux ou les coudes
Bam ! C'est la tête qui rencontre Mag Mell qui résonne dans sa boîte crânienne
Badaboum musique d'un autre monde soleil d'un autre multivers tandis qu'il demeure allongé quelques instants par terre, complètement sonné

Il se redresse.

Seul sur le pavé, il est désorienté.
Et Max ne sait pas
Max ne comprend pas
Il est perdu
perdu perdu perdu sans ses repères
Désorienté et bien confus
Ses orbites écarquillés d'étonnement
D'effarement
Abasourdissement
Oh
Oh
Oh
Que s'est-il passé ?

Il réfléchit aux instants d'avant, au fantôme aux yeux vides vides morts qui le fixaient à travers la glace de son miroir d'armoire
Il est juste là - le fantôme
Le reste a disparu
Sa chambre, l'armoire, miroir, les murs
Et les gens nouveaux les gens qu'il ne connait pas les gens qui marchent et circulent et passent le bousculent
sans le remarquer
Il ne comprend pas et, peut-être pour la première fois de sa vie, cherche un regard
N'en trouve aucun
Insiste
Ne trouve personne
Gémit
N'attire rien
Panique.

Il ne comprend pas et rien ne veut l'aider à comprendre
Ni les corps qui s'agitent ni la silhouette qui flotte à ses côtés de ses yeux vides ô si vides comme des réceptacles de l'angoisse qui grandit dans son propre cœur d'enfant tandis qu'il s'interroge encore et encore
Où est sa chambre ?
Où est son armoire ?
Où est son miroir ?
Où est-il ?
Où est-il ?
Où est-il ?
Oh
Oh
Oh
Que s'est-il passé ?

Il gémit une fois, encore, et encore, sous ce soleil qu'il ne reconnaît pas, près d'une fontaine à l'odeur étrangère, éraflé par des corps aux accoutrements insolites, agressé par les pavés froids sous ses mains qui en grattent la surface comme pour l'arracher, comme pour arracher ce décor incroyable derrière lequel se cacherait sa chambre rassurante
Mais le décor demeure et Max pleure.
D'un sanglot puis deux puis trois il s'agite il gigote et commence à crier de plus en plus fort
Pauvre enfant d'à peine douze ans qui se recroqueville en criant criant criant car il ne peut rien faire d'autre c'est le monde qui lui tombe sur le coin de la figure il en a même la trace sur le menton écorché par sa chute
Oui c'est le monde
Sur sa tête
Et ça fait mal.

Soudain les corps se figent et tremblent à l'unisson. Les têtes se tournent vers lui et tous ces regards absents s'appuient sur lui ses épaules et oh non trop de monde d'un coup trop de regards trop de paroles à son égard et de questions et de non non non n'approchez pas repartez -il préférait les bousculades- disparaissez
ou bien faites comme s'il avait disparu
Comme ça.
Comme ça.
Comme ça...

Dans un clignotement son existence s'éteint, juste le temps que les corps reviennent à leur danse monotone, et qu'il puisse se trainer tout contre un muret, support rassurant contre son dos. Le fantôme le suit et, angoissé mais plus discret, Max tend le doigt et le pose sur sa surface flasque. La texture l'intrigue et attrape une attention qui a besoin de détours et de détails incongrus. Alors il insiste et le fantôme finit par pousser un couinement inattendu
Max sursaute et pousse un cri
De ses yeux rougis il le dévisage longuement avant de finalement réussir à articuler
- Minnie ?
Car il l'avait reconnue, avant sa chute sur le pavé, il l'avait reconnue dans les miroirs, reconnue dans son insistance, reconnue dans sa présence discrète, Minnie, Minnie, qui a quitté son corps félin, Minnie qui pourtant n'abandonnerait jamais Max parce qu'ils sont les meilleurs amis, Minnie qui a donc sûrement pris possession d'une autre enveloppe corporelle de l'autre côté du miroir pour appeler Max à la rejoindre.
Il la prend dans ses bras et la serre doucement.
Minnie.
- Aide-moi... Aide-moi s'il te plaît...
Il sanglote doucement. Il veut de l'aide mais il sait que Minnie flottante ne parlera pas. Les gens parlent. Il a besoin d'eux, aussi terrifiant soient-ils, si bien que Max, après deux petites minutes entre deux existences, réapparait aux yeux de tous. Replié contre le muret près du miroir.
Il n'est pas seul ici, oh ça non. Il y a bien trop de monde pour qu'il soit seul en cette journée fort attirante par son soleil et les fruits et les grigris et les cris des marchants qui voudraient bien vendre aux adultes qui passent le miroir comme si l'on passait une porte.

(Un petit chat est tombé du train
Train de la vie galérienne)




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Dim 20 Aoû - 22:20
Parfois, il se souvient un peu trop fort d'elle. Son visage l'a frappé quand il a ouvert les yeux ce matin. En parcourant les couloirs qu'il a dessinés avec sa volonté, il s'est demandé encore une fois ce qu'elle aurait pensé de son initiative, du refuge. Il entend encore ses chaussures frapper contre le parquet. Elle aimait tant courir. Même si elle n'aurait pas su comment, elle aurait voulu aider pour construire cet endroit. Elle serait sans doute fière de voir tout ce qu'il a fait jusqu'à présent. Même après toutes ces années, la douleur revient. Plus douce, plus calme, elle n'arrive qu'à perturber ses pensées et ses envies sans plus faire couler des flots de tristesse sur ses joues. Tout le travail qu'il a peut bien être fait demain. Rien n'urge, il a tout son temps pour remplir des papiers administratifs et rédiger des rapports à destination de collègues.

Dans l'agitation du marché, il saurait reconnaître des voix familières. À force de venir ici pour observer l'arrivée de nouveaux humains, à force de venir ici pour l'attendre, il a enregistré tous les sons, toutes les âmes. Les couleurs l'éblouissent. Il revoit ses yeux brillants sur certains visages et un sourire triste déforme le sien. Il a beau s'évertuer à penser à d'autres choses, il la voit partout. Le passé est trop lourd. Il ne l'oubliera jamais et en souffrira toujours. Le monde devrait savoir ce qu'il ressent mais son corps ne l'exprimerait pas correctement. Jamais on ne le trouvera roulé en boule dans un coin pour pleurer, crier, gémir que le monde est trop injuste et qu'elle lui manque. Tout ce qu'il arrive à faire, c'est pleurer silencieusement.

Il entend un cri. Lui aussi voudrait crier comme ça. Tous les regards sont orientés vers la personne qui crie. Les gens sont trop grands, ils lui bouchent la vue. Tout ce qu'il aperçoit, ce sont des jambes et des fesses mais lui voudrait voir la source de cet appel alors il bouscule un peu, sépare des amis et arrive près de lui. Il ne le remarque pas, sans doute trop paniqué. Il l'examine quelques secondes. Il lui est inconnu. Ce doit être un enfant qui vient d'arriver à Mag Mell. Quand il s'approche encore un peu pour l'aider, il disparaît. Carroll cligne des yeux plusieurs fois, perturbé. La peine revient lui chuchoter des moments heureux qui n'arriveront plus jamais mais il ne l'écoute plus. À l'instant, il voulait secourir quelqu'un qui avait vraiment besoin de lui mais qui ? Là, personne ne semble en détresse. Les humains qui viennent d'arriver pour la première fois sont déjà pris en charge par des membres de la guilde ou de l'administration. Il parcourt la place plusieurs fois, cherche celui qu'il voulait aider. La panique l'envahit. Sa mémoire ne peut pas lui faire défaut. Lui se rappelle toujours de tout. Comment cela se fait qu'il n'arrive pas à revoir son visage ? Seul un autre pouvoir pourrait contrer le sien. Celui qu'il a vu doit avoir un don qui l'efface de la mémoire des autres d'une manière ou d'une autre. Il avait besoin d'aide, il n'a pas dû aller très loin. S'il le cherche suffisamment, il le trouvera.

Et puis son visage réapparaît dans son esprit. Son pouvoir a dû arrêter de faire effet. Il doit le trouver avant qu'il ne s'active à nouveau, avant qu'il ne puisse plus rien faire alors il se dépêche, regarde plus fort et finit par le trouver, adossé au muret près du miroir. Il s'approche alors doucement, pour ne pas l'effrayer. S'il l'effraie, son pouvoir risque de s'activer à nouveau. Une fois arrivé à seulement quelques mètres de lui, il s'accroupit. L'autre est roulé en boule et pleure si fort, il n'a pas dû le voir arriver venir. Pourvu qu'il ne l'effraie pas.

« Bonjour. Je m'appelle Carroll. Est-ce que tu as besoin d'aide ? »


Son sourire n'a plus rien de triste. Il se veut plutôt avenant. Il doit lui tendre la main, lui montrer qu'il peut avoir sa place dans ce monde qu'il vient de découvrir et qui doit lui paraître plus hostile qu'autre chose. Sa propre tristesse se reflète dans les larmes de l'enfant. Depuis son arrivée, il a sans doute déjà pleuré pour deux personnes alors il doit le rassurer, sécher ses larmes. Pourvu que son apparence d'enfant joue à son avantage.
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Lun 11 Sep - 0:01
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les cris assèchent la voix que les sanglots inondent de peine - ne reste que la pluie torrentielle de larmes qui s'écoulent dans la plus triste des aphones berceuses


C'est plus fort que lui
plus fort que lui
plus fort que lui
c'est la peur c'est la panique quand dans sa tête ça répète qu'il a besoin d'aide il a besoin d'aide
et ça tourne comme une ritournelle il a besoin d'aide
et ça tape contre les parois de sa boite crânienne il a besoin d'aide
il a besoin d'aide
il a besoin d'aide parce qu'il a peur il a besoin d'aide mais il a peur ô terrorisé ô paniqué

Les corps bougent et l'ignorent
S'il existe il n'est qu'une silhouette recroquevillée contre un muret, enfant rendu orphelin par son passage dans un monde où il n'a ni lien ni rien.
Les corps s'agitent et l'agitent tandis qu'il se sent incapable de lever encore la voix - il a perdu sa voix dans son dernier cri
Et seule Minnie demeure froidement blottie contre lui qui la serre fort fort fort ô qu'il aimerait sentir sa chaleur sa fourrure sa vibration
Pourrais-tu au moins vibrer Minnie ? S'il te plaît ?
De grands yeux ronds noirs et vides vides vides comme la mort ô si vides ça le terrifie
Minnie Minnie Minnie où es-tu ? Aide-moi, aide-moi, aide-moi !

Il se balance contre le muret et ça lui permet de cesser de sangloter même si les larmes coulent encore et que sa vue demeure brouillée comme une vitre inondée par la pluie. Les larmes coulent de ses yeux sur ses joues comme elles coulent de ses yeux derrières les joues sous son épiderme et dans son corps dans son cœur trempé inondé de larmes comme un déluge trempe la ville - il pleure dans son cœur.
Les corps passent et repassent
Cris cacophoniques des marchants
Heure de pointe trop de monde
Ils crient ils crient le bruit l'agresse ils crient ça le transperce ils crient
Lui muet bloqué dans sa panique incapable d'appeler à l'aide sans ses jouets sans son cache-oreilles sans boussole sans rien pour le protéger.

Il ne l'a pas vu arriver.
À cause de son mur de larmes ? Ou de sa panique aveuglante ? Ou de l'agitation permanente ? Ou des cris, du vacarme ?
Il ne l'a pas vu avant qu'il s'accroupisse à sa hauteur.
Quand tu es recroquevillé et que tu vois mal et que tu ressens mal et que tu es basiquement comme un ordinateur qui ouvre plein de fenêtres d'un coup, fenêtres qui s'empilent à une vitesse folle sans que tu puisses les arrêter tandis que le pointeur de ta souris ne répond pas et que ton clavier n'arrive pas à communiquer avec le processeur qui est fou fou fou complètement paniqué - comment débranche-t-on un être humain ?
C'est un mouvement particulier, quelqu'un qui s'accroupit. Ça veut dire qu'une attention, une seule attention, est dirigée vraiment vers toi. Qu'une seule main va se tendre, juste une, pas une avalanche de mains terrifiantes. C'est un message unique qui arrive et c'est plus facile de se concentrer juste sur lui que sur une ribambelle d'informations tirées de trop de gens de voix de gestes. C'est un peu plus facile pour lui, en un sens.
Quand dans l'autre il se replie et retient sa respiration, envoyant un regard terrifié à l'étranger tout petit, plus petit que lui, un enfant, comme ceux qu'il a regardés à travers sa fenêtre, ceux qui envoyaient parfois des cailloux sur sa vitre avant de se faire fort gronder par les adultes qui n'autorisent pas de tels comportements - il faut parler à voix basse et regarder en biais au lieu de lancer injures et pierres.
Sans regarder l'étranger tout petit dans les yeux - il est incapable d'une telle prouesse - il remarque la précaution dans ses gestes et le calme d'une mesure pleine d'expérience dans sa voix quand il prend la parole entre deux annonces marchandes.

Est-ce que tu as besoin d'aide ?
Est-ce que tu as besoin d'aide ?
Est-ce que tu as besoin d'aide ?

Il est sur le point de secouer la tête mais ça serait pris pour un non alors que
Oui
Oui
Oui il a besoin d'aide !
Alors il interrompt ses balancements, il sert le poing et le secoue comme s'il remuait un maracas invisible - il en imagine le son clair - et se répète dans la tête les paroles qu'il n'arrive pas à dire
oui
bonjour
oui
je m'appelle
oui
j'ai besoin d'aide
oui
max
bonjour
j'ai besoin d'aide
(il fronce les sourcils et se force)
oui
je m'appelle
bonjour
max
j'ai besoin d'aide
je m'appelle
j'ai besoin d'aide
je m'appelle
j'ai besoin d'aide
je
j'ai
(ses lèvres remuent dans l'effort mais il ne parvient pas à parler ni même articuler)
je
j'ai
bonjour
besoin
m'appelle
d'aide
max
max
max

- M... x...

Son étrange à peine audible, sans voyelle perceptible.
L'étranglement qui s'ensuit en revanche est d'une clarté sans épreuve. C'est sa gorge qui craque sous la frustration de n'avoir pu prononcer un seul son intelligible et la douleur d'avoir trop forcé sur les mots et contre les sanglots qui repartent de plus belle tandis qu'il serre de nouveau Minnie dans ses bras ; elle laisse alors échapper un léger couinement, un oui étouffé qui lui donne quelque chose, un regain d'énergie peut-être ? quelque chose d'assez fort pour qu'il l'a serre une nouvelle fois pour provoquer le couinement et hocher la tête autour du bon axe, la lever, la baisser, de haut en bas, avant arrière, axe x sur le plan de son visage.
Il a au moins réussi à faire oui de la tête.
Car oui, il a besoin d'aide.




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Mar 12 Sep - 23:58
Les secondes s'écoulent. La première lui permet d'inspirer. La seconde, d'expirer. Et toutes les autres prennent une couleur triste, angoissante. Les mauvaises pensées ont eu le temps de revenir, envahissent son esprit à nouveau. Dans ses traits à lui, il croit apercevoir ses traits à elle. Tous les enfants humains se ressemblent ; ils lui ressemblent tous. Il l'a remarqué depuis qu'elle a pris une place dans sa vie. Elle ne veut plus la quitter depuis. Ses pensées se recentrent. Il a arrêté de se balancer. Son poing fermé secoue l'air violemment mais l'éternel ne comprend pas ce message. Est-ce un code particulier pour quelque chose dans une des nombreuses cultures terriennes ? Tout change trop vite sur Terre et il ne peut même pas assister aux changements. Peut-être qu'agiter son poing ainsi a une réelle signification parmi des enfants de nos jours. Malgré tout ce qu'il sait, il ne comprend pas ce geste. Peut-être essaie-t-il de le frapper ? Mais de si loin, ça paraîtrait futile et quelle raison aurait-il de faire cela ? Non, cela n'aurait aucun sens. Plutôt que de chercher une signification qu'il ne trouvera sans doute pas, il choisit de donner du temps. L'aide a été proposée. La main tendue en attend une qui la saisira. Il respire, l'écoute respirer. Son regard se porte vers l'anima. Il le terrifie en quelque sorte par son inexpressivité. Il croirait voir celui qu'il a été il y a des centaines d'années et ça l'effraie. Des animas, il en a connu. Colorés, sympathiques, vivants... Celui-ci n'a rien de tout cela. A-t-il seulement une conscience ? Sans doute mais le doute reste permis.

L'enfant lâche enfin trois phonèmes. Malgré ses tentatives, il ne parvient pas à les analyser. Il a beau les prendre, les tourner dans tous les sens, les briques ne collent pas. Est-ce seulement une langue qu'il maîtrise ? Il devrait parler naturellement la langue éternelle, il s'agirait du premier qu'il voit incapable de parler dans sa langue. Si ce n'est pas un mot qu'il arrive à identifier, peut-être est-ce un prénom ? Il connaît pas les prénoms populaires dans l'autre monde. Cela pourrait coller. Les pièces du puzzle semblent correspondre. Il ne reste plus qu'à voir s'il pourra effectivement former une image grâce à elles. Il tente un sourire, espérant trouver d'autres morceaux pour s'assurer qu'il ne se trompe pas. Malheureusement, l'enfant ne dit rien d'autre. Il se contente de serrer le fantôme contre lui et finit enfin par lui donner ce qu'il attend. Il l'a bien compris, il a hoché la tête. Il s'agit d'un code communément reconnu pour signifier "oui". Tout va bien alors. Il réfléchit donc à la suite. D'abord, il faut le calmer. Pour le calmer, il vaut mieux détourner son attention. Quoi de mieux que de rebondir sur ce qu'il a tenté de lui dire ?

« Mx... ? Est-ce que c'est ton prénom ? Ne t'inquiète pas, je vais m'occuper de toi. Je m'occupe d'un endroit ici où on accueille tous les humains ! Tu pourras avoir une chambre rien que pour toi et même des bonbons si tu veux. »


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Dim 17 Sep - 23:47
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on croit le voir, le big bang, sa formation, sa création ; on croit savoir comment le monde est né, pourtant la question n'est pas de savoir comment mais pourquoi ? il doit bien y avoir une raison...



Ha
Ha
Ha
Il n'a tellement pas réussi à articuler quoi que ce soit qu'il n'en ressent que plus de malaise.
Mx... La voyelle s'est perdue quelque part entre ses cordes vocales et ses lèvres, noyée par la panique.
Mx... Juste deux sons qui ne vont pas ensemble, qu'on ne peut appuyer, tout juste marmonner tout bas.
Mx... C'est nul ah si nul !

Et non, ce n'est pas son prénom. Il s'appelle Max. En tout cas, tout le monde l'appelle comme ça. C'est l'étiquette qu'on colle sur son sac à dos à l'école, les trois lettres qu'on le force à écrire sur les copies qu'il doit rendre à la fin du cours. Max, Max, Max...
Brrr.
En fait, il déteste Max.
Il déteste quand on répète cette syllabe, Max ? Max ? Max ! quand il veut qu'on se taise quand il veut qu'on s'en aille quand il veut qu'on le laisse, Max Max Max il n'a qu'une envie c'est de crier silence.

Il serre Minnie contre lui si fort qu'elle en pousse un couinement. Il tente de refermer ses mains sur sa texture molle mais ce n'est pas confortable. Alors il enfonce son menton dans sa tête -Minnie est grande pour un anima, mais il l'ignore encore- et écoute la réponse du petit étranger...
Carroll...
Il répète son nom dans sa tête car c'est l'étiquette de la seule personne susceptible à l'instant de lui porter secours
Carroll Carroll Carroll Carroll...
Carroll lui dit qu'il va s'occuper de lui.
Mais.
Il se souvient soudain de maman qui lui répète d'un ton sévère "N'écoute pas les inconnus ! Ne les suis pas ! Refuse tout ce qu'ils te proposent et éloigne-toi d'eux ! Surtout s'ils proposent des bonbons !"
Néanmoins elle désignait les adultes... Non ?
Carroll n'est pas un adulte... Si ?
Il est tout petit, plus petit que lui. Il a l'air d'être en primaire.
Mais.
Il ne parle pas comme les enfants de primaire. Il n'a pas l’intonation juvénile, l'attitude maladroite, l'impatience, la spontanéité...
Et quelque chose souffle à Mx que Carroll n'est même pas humain. Il ne sait pas pourquoi mais il a comme cette impression. En réalité, il le comprend instinctivement à la distance que met Carroll avec les humains dans son parler, mais Mx ne maitrise pas assez le traitement des données implicites pour le savoir avec certitude. Ce n'est qu'une impression vite oubliée, parce qu'il y a plus important. Plus important que l'humanité incertaine de Carroll, que son attitude d'adulte derrière un physique infantile, que l'interdiction ferme de parler aux inconnus - notamment ceux qui lui offrent des bonbons - car ils pourraient lui faire du mal.

Mx n'est plus dans sa chambre et les silhouettes qui l'entourent sont étranges. Étrangères. Il ne comprend pas où il est. Il arrive à réfléchir grâce à Carroll, mais il ne comprend. toujours. pas.
Un accueil ? Une chambre ? Mais sa chambre à lui ?
Ah les questions se bousculent tant qu'elles s'entremêlent. Il ne pourra rien dire s'il n'en sélectionne pas une. Il essaie de respirer contre Minnie comme maman a essayé de lui apprendre.
Il inspire très fort, le plus lentement possible.
Mais il expire trop tôt.
Ok, il recommence. Il inspire moins fort.
Ça tient plus longtemps mais il a l'impression d'étouffer soudainement, alors il souffle brusquement.
Non, décidément non, les exercices de respirations ne servent à rien du tout.

Alors il se contente de hocher la tête, encore. Ça lui semble plus facile. Mais il va falloir se lever, non ? Pour aller dans l'endroit d'accueil ? Pour retrouver une chambre ? Sa chambre ? Son chez-lui ? Y aura-t-il Minnie sous sa forme féline ? Ça fait deux jours qu'elle n'est plus là et elle lui manque terriblement. Ses vibrations étaient magiques, elles lui dénouaient ce qu'il y a dans sa poitrine et il se sentait toujours moins mal quand elle le laissait poser l'oreille sur son ventre.
Ah Minnie. Pourquoi ne ronronnes-tu pas ?
Il la serre encore dans ses bras.
Minnie...
Un air très triste s'affiche sur son visage.
Et, tout à coup, il arrive à prononcer une phrase qui lui traverse l'esprit tout naturellement. Il n'y réfléchit même pas, ça sort simplement, tout bas mais assez distinctement pour que Carroll puisse l'entendre.
Je veux rentrer dans ma chambre et retrouver Minnie...




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Sam 23 Sep - 23:38
Il sourit du mieux qu'il peut. Ses yeux s'adoucissent, ses muscles se détendent. Tout en lui doit inspirer la confiance. Mais malgré tous ses efforts pour se rendre le plus amical possible, l'enfant ne semble pas prêt à recevoir son aide. Il n'a pas accepté. Sa respiration s'est bousculée et il a tenté de reprendre le contrôle. À quel point est-il perturbé pour avoir besoin de réguler ainsi ses inspirations et expirations ? L'idée que c'est de sa faute lui traverse l'esprit mais il ne comprend pas, il ne sait pas. Il a besoin que l'enfant lui explique pour qu'il comprenne mieux ce qu'il a bien pu faire de mal. Lui vaut simplement rassurer mais comment ? Rien que son apparence devrait le mettre à l'aise mais cela ne semble pas fonctionner. Et il serre fort contre lui son anima, seul réconfort qu'il a trouvé dans ce monde inconnu. Carroll aussi voudrait lui en apporter. Une telle embrassade serait-elle suffisante ? Il ne sait pas, n'a pas envie de tenter et de risquer de le brusquer. Quand son regard s'arrête sur ses yeux, il aperçoit une peine similaire à celle qui l'accompagne depuis tant d'années. Son cœur explose, s'effondre dans sa cage thoracique. Rien ne doit paraître. Malgré la tristesse qui les a dévorés tous les deux, il doit continuer à sourire. Même s'il remarque enfin la manière dont il enlace le fantôme, comme lui avait serré fort contre son existence tous les morceaux de celle de Marley. Une larme coule à l'intérieur de sa joue. Personne ne pourrait la voir, elle n'est même pas humide.

Des mots apparaissent, forment enfin une phrase intelligible. Pour ne pas sombrer, il se concentre sur chaque phonème, décrypte tous les sens que chacun pourrait avoir. Il s'attache aux désirs de l'enfant et désire l'aider à tout prix. Même s'il ne sait pas qui est Minnie, il ose imaginer que c'est la personne qu'il a perdu et qu'il pleure si fort et si doucement. Et il comprend tellement la douleur, il comprend la crise de panique, il comprend les larmes, il comprend l'impossibilité d'articuler. L'injustice du monde brouille des existences si souvent, si violemment. Malheureusement celles des humains sont vouées à subir ce bruit horrible. Alors on se contente de dire que ça arrive, que ça fait partie de la vie mais Carroll n'arrive pas à l'assimiler. Il refuse d'abandonner son illusion de contrôle, refuse de croire qu'il ne peut rien faire. Comme la mort ne l'écoutera jamais malgré toutes ses supplications, il embrasse les vivants avec toute la compassion qu'elle a insufflé en lui.

« D'accord. Est-ce que tu étais dans ta chambre avant de venir ici ? »


La question lui brûle les lèvres mais les mots ne doivent pas prendre forme. Il ne faut pas lui rappeler le traumatisme, pas qu'il puisse revoir l'absence qui a gâché sa vie jusque-là. Il tait ses propres désirs avec sa gentillesse. Il ne doit pas lui demander de raconter la tragique histoire qui donne cette couleur à ses yeux.

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160*80 me semblent de chouettes dimensions
Max[i]mal & Minnie[mal]

Mx est androgyne et grimace timidement quand on le traite comme un gaillard ou une fillette.
Mx veut être astronaute des pixels quand il sera grand. Et aussi créateur d'univers. Pour l'instant, il crée juste de jolis tableaux pixelisés sur Terre et les montre aux Éternels.

Au fait, il est copain avec un woofloof bleu.
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26/06/2017
Frisk - Undertale
Lio
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Description du personnage : Max[i]mal & Minnie[mal]

Mx est androgyne et grimace timidement quand on le traite comme un gaillard ou une fillette.
Mx veut être astronaute des pixels quand il sera grand. Et aussi créateur d'univers. Pour l'instant, il crée juste de jolis tableaux pixelisés sur Terre et les montre aux Éternels.

Au fait, il est copain avec un woofloof bleu.

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Crédits : Lio




Sam 14 Oct - 22:53
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il ne sait pas pourquoi, il ne sait pas comment, mais son existence demeurera ; certaines choses ne finissent jamais et son amour pour elle sont de ces phénomènes éternels qui ne tariront jamais


Il est tout petit, Mx, tout petit, bien trop petit petit pour une aventure comme celle-ci, bien trop petit pour se retrouver tout seul au milieu de quelque part d'étrange et terrifiant, nulle part de connu et rassurant. Il sait pas encore se débrouiller tout seul, ses émotions sont en roue libre, sa sociabilité inexistante, son empathie dis fonctionnelle pas calibrée du tout, si bien qu'il ne peut voir le trouble qui s'empare de Carroll, il en est tout bonnement incapable. Imperméable aux micro-expressions, inapte à capturer l'émotion d'un regard qu'il fuira systématiquement, il ne voit pas tout ça, il est tout bonnement aveugle.
Et dans sa panique, inutile d'attente de lui quoi que ce soit. Trop préoccupé par son incapacité à communiquer, il se concentre pour garder la tête hors du flux de l'angoisse.

Mais il a réussi à articuler une phrase ! Une grande phrase en plus, pas juste trois mots. C'est beaucoup ! Il entend même ses parents se réjouir "C'est bieeeen, Max ! C'est très bien ! Continue comme ça, continue de parler !" C'est une victoire en soi, et il s'y accroche en fronçant les sourcils, se répétant que c'est une victoire, une victoire, victoire, victoire victoire victoire.

La voix de Carroll lui semble un peu lointaine mais il s'y accroche car il en a besoin. Alors il écoute avec toute l'attention dont il est capable et hoche frénétiquement la tête pour confirmer sa supposition.
Oui oui oui. Il était dans sa chambre. Debout, en face de son miroir, il fixait Minnie en évitant son regard vide et sinistre, l'image d'une mamie Marley en larmes imprimée dans son esprit.
Des tas de souvenirs s'enchainent.
Le corps félin de Minnie sans âme retrouvé derrière le canapé il y a deux ou trois jours.
Maman qui crie quand Mx l'appelle pour lui montrer.
Papa qui parle avec une voix bizarre depuis ce soir-là.
Mamie Marley qui arrive le lendemain et qui pleure parce qu'elle aimait beaucoup Minnie (pourquoi parle-t-elle au passé ? Minnie est encore là, elle est dans les miroirs, c'est pas difficile à voir, si ?).
L'enterrement de Minnie au fond du jardin, avec papa et maman qui n'arrêtent pas de fixer Mx, si bien que ça le met terriblement mal-à-l'aise et qu'il s'isole dans un mutisme partiel et une phobie tactile. Ils lui demandent "Tu vas bien, Max ? Tu vas bien ? Max ? Max ?" et il déteste ça, ça l'angoisse terriblement. En plus c'est à mamie Marley qu'il faut demander ça parce que manifestement elle ne va pas bien — il l'a vue pleurer et ça il arrive à comprendre — et elle a besoin de câlins qu'il n'est pas en mesure de lui donner.
Mais Minnie n'est pas partie, elle a seulement traversé le miroir pour sauter dans une nouvelle enveloppe corporelle très bizarre et inaccessible, jusqu'à ce qu'il soit aspiré par le grand miroir de son armoire et se retrouve à côté d'elle. Mais il ne sait pas comment s'y prendre pour la faire ronronner... Pourtant...
Il a tant besoin
de la sentir
vibrer.

Oh Minnie ! Pourquoi es-tu si froide ? Tu ne te débats même pas alors qu'il te serre bien trop fort il le sait bien. C'est terrible comme tu semble si vide à l'intérieur, comme si tu avais laissé ta chaleur et ton amour dans ton corps félin
— mais il était froid le corps, il l'a senti quand il a posé la main dessus ! —
Pourquoi ? Comment ? Il a entendu "empoisonné" quand ses parents ont parlé en faisant comme si il n'entendrait pas depuis le couloir, mais
on ne perd pas sa chaleur quand on est empoisonné,
on ne perd pas son amour
on ne perd pas...
on ne perd pas...
Oh Minnie.
Minnie, ronronne !
Et il serre, il serre, il serre, il voudrait demander à Carroll comment la faire réagir, il voudrait lui demander comment la ramener avec lui dans sa chambre, parce qu'il veut y retourner dans sa chambre, mais il veut aussi y retrouver Minnie dans son état d'avant. Mais ça se bouscule, tout s'entrechoque, si bien que rien ne sort et qu'il est réduit au silence.
Alors il la serre, il la serre, au point de l'étouffer...

Un son aigu très fort éclate sa bulle.

AH !
Mx sursaute très fort. Son coeur se desserre soudain pour battre très fort contre sa poitrine, si bien qu'il résonne jusque dans ses tympans. BOUM BOUM BOUM BOUM BOUM ! Tandis qu'il se questionne sur la provenance de ce bruit complètement étranger, pourtant certain que ça venait... du corps moelleux de Minnie elle-même. Alors il la desserre et l'interroge en baissant les yeux vers elle.
M-Minnie ?




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Mer 1 Nov - 23:10
Il ne parle pas. Carroll ne comprend pas. Même si son hochement frénétique de la tête transmet un message plutôt clair, l'absence de sons le perturbe. Quelque chose a dû changer mais il ne saurait dire quoi. Il sent bien qu'il perd à nouveau son attention. Les yeux de l'enfant ne se posent plus sur lui. Ses pensées s'échappent. En silence, il observe l'évolution de son comportement. D'abord pensif, il semble submergé par un torrent qui l'emmène bien trop loin. Il hésite à intervenir. Serait-ce vraiment la bonne chose à faire ? Ils viennent à peine de se rencontrer, le petit ne s'ouvrirait pas si facilement à un inconnu, peu importe à quel point il semble jeune. Il attend alors qu'il lui demande de l'aide, un trait d'inquiétude plissant son front. Mille doutes l'assaillent. Est-ce la meilleure chose à faire ? Des idées lui viennent, tournant principalement sur le fait de capter à nouveau son attention. Il se résout à ne rien dire.

Cela fait de trop longues secondes qu'il fixe son anima et il se met à le serrer bien trop fort contre son petit corps. L'éternel se sent de trop. Peut-être que ce n'est pas de lui que Mx a besoin. Peut-être aurait-il besoin de quelqu'un qui caresserait ses cheveux en lui disant que tout ira bien. Peut-être souhaiterait-il une étreinte chaleureuse et réconfortante. Lui ne saurait pas rassurer ainsi. Lui n'a pas la délicatesse qui sèche les larmes et apaise les esprits. Seules des informations sur Mag Mell, sur le refuge, sur le miroir, sur son anima frappent dans sa tête. Mais il ne les comprendrait pas, ne les entendrait même pas. Tout ceci est bien trop réel et la réalité le dévore. Carroll connaît bien cette peine, elle l'empêche de survivre chaque jour. Ses yeux prennent une couleur triste pendant que le passé refait surface. Le sol s'écroule sous ses pieds et il s'enfonce dans la mélancolie une fois de plus.

Non. Il ne doit pas se laisser aller. Il n'a pas droit à cette errance, pas tant que quelqu'un aura besoin de lui. Sa concentration retourne vers son protégé. Il serre son anima si fort qu'on s'attendrait presque à le voir exploser. Même s'il ne comprend pas pourquoi, il sent bien que toute cette pression n'est pas innocente. Pendant qu'il hésite à lui conseiller d'adoucir son étreinte, la créature pousse un couinement. Bien sûr, elle n'a pas du tout apprécié. Le pauvre enfant ne comprend pas ce qu'il se passe. Il interroge même la masse blanche mais elle ne lui répondra pas ; elle ne peut pas. S'il a encore des doutes sur leur état de conscience, le scientifique est sûr d'une chose : les animas ne parlent pas. Il lui incombe alors de suggérer plus de douceur et de le tirer de ses interrogations.

« Je crois que Minnie voudrait que tu la serres moins fort. »


Chaque mot est choisi avec une grande prudence. Un verbe pour montrer qu'il ne fait qu'émettre une opinion, une explication sur le comportement qu'il aurait mieux valu adopter sans pour autant le blâmer. Même si cela lui est venu à l'esprit, une justification portée sur une douleur éventuelle ressentie par Minnie serait totalement hors propos. D'une part parce qu'il n'en a aucune preuve et d'autre part parce qu'insinuer qu'il a pu blesser le fantôme, qu'il semble affectionner déjà bien trop, est la meilleure manière de le faire pleurer. Il a l'air si sensible, mieux vaut ne pas constater à quel point.

« Tu sais, ici, tu es très loin de là où tu habites mais c'est très facile d'y retourner. Je peux même t'y aider. Tu verras, c'est vraiment très simple. Et si tu veux revenir plus tard, tu pourras sans problème. Tout va bien se passer. D'accord ? »


Il doit expliquer clairement, lentement, pour qu'il comprenne. Il utilise les mots les plus simples qui lui viennent à l'esprit. La priorité de son interlocuteur est clairement de rentrer auprès de son père et de sa mère. Il lui faut donc montrer qu'il peut l'y aider et que ce sera aisé. Il ne paraît pas vraiment capable de fournir de gros efforts de toute façon. S'il le faut, l'éternel lui tiendra la main jusqu'au miroir mais ne pourra pas l'accompagner à travers. En tout cas, un univers accueillant devrait se trouver au-delà vu qu'il était dans sa chambre avant d'atterrir à Mag Mell. Et s'il veut néanmoins découvrir ce monde, il le pourra plus tard. Décider de rentrer maintenant n'a rien de choquant ou d'idiot. Cela ne lui fermera aucune porte. Son sourire se veut bienveillant. Il n'a pas dit ces mots uniquement pour le rassurer ; il pense du fond de son cœur que tout ira bien.
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