réminiscences impures // leviathan

avatar
Invité
Invité

Lun 26 Juin - 16:03

Quand il lui prend le bras, c'est pas pour la faire danser

si je suis ici c'est que j'ai bien peur qu'en ces lieux luxe rime avec luxure
que ces imbéciles abrutis par le doré
profanent les terres sacrées.
je ne sais point pourquoi je commence dès à présent à vagabonder dans ces rues qui s'éveillent timidement en même temps que l'astre solaire
((mais c'est pour attraper les chats sauvages pem', les chats de nuit pas encore endormis et les empoisonner leur donner un bout de moi un bout de la))
maladie.
je serre les poings et prends une inspiration- cela fait si longtemps que mes pieds nus n'ont pas touché la pierre chauffé par le ciel- par l'étreinte et amoureuse que nous offre notre divinité.
((c'est car tu as si peur de t'écorcher la peau d'albâtre et que le sang afflue et teint ton épiderme- laisse toi succomber aux plaisirs de l'usure et du désuet-))
assez.
c'est ce qu'on me demande après tout, j'ai encore l'écho de leurs demandes pressantes
"lave les péchés pemphigus"
((au nom de la justice celle que tu aimes tant hein))
assez.
jamais mes idéaux ne deviendront une honte- je le jure
car je suis aidé par son illumination et à cet individu qui nous surpasse
((tu lui en es infiniment reconnaissant, je le sais))
et puis je te vois, toi
silhouette d'ombre tracé à même la souillure
j'ai des milliers de questions qui me restent là et que je n'ose point exprimer
((pourquoi es-tu si laide ?))
assez.
((tu me ressembles au fond à moi la maladie c'est ça hein drôle de contraste pas si différent-))
assez.
toute oeuvre de leliel a été blanche à son départ- destinée peut-être pour certaines à noircir
mais je crois fermement qu'il est possible de les rendre intacte à nouveau
de remplir les fissures- et ne surtout pas les recouvrir
il vaut mieux soigner
((la maladie))
que la dissimuler
et j'aime y croire leviathan depuis que je te connais, qu'il est toujours possible de chasser tes ténèbres pour faire resurgir la lumière
de te dresser comme on le ferait avec un animal sauvage.
je t'observe de loin- je ne sais pas vraiment si tu traînes ou si tu sautilles
si tu danses ou reste immobile
car je suis sonné par l'aura impur qui t'entoure et qui se dégage de chacun de tes gestes.
((si on ne l'avait pas tuée, elle, serait-elle comme elle ? petite humaine qui effrayait les enfants avec ses histoires souillées-))
assez.
alors je m'approche plus pour voir si tu ne fais rien de louche ou juste ce travail qui est le tien
face à des beaux meubles
abandonnés ou volés ?
tu serais capable du deuxième.
leviathan.
ma voix se fait monotone- aucun accent ni chanson
je m'arrête à côté de toi, bien trop petite pour exister
mains croisées dans le dos.
as-tu besoin d'aide ? es-tu embêtée par quelque chose ?
((il t'arrachera les mots de la bouche petite peste, les gens comme toi il n'en fait qu'une bouchée))
assez.
BY MITZI
Contact
avatar
high quality trash.
294
03/04/2017
Ulith (WIXOSS)
LANN ♥
Administration
Administration
Mini image :

Description du personnage : high quality trash.

Messages : 294

Date d'inscription : 03/04/2017


Avatar : Ulith (WIXOSS)

Crédits : LANN ♥




Dim 16 Juil - 0:34
We're not human at all
We have no heart


L'astre resplendissant était encore assez bas dans sa course ; ce n'était encore que le début de la journée, mais déjà plus l'aurore. Une nouvelle journée dans le flux régulier de son éternité qui commençait, une journée de routine et de devoir à servir cette ville qu'elle aimait mais qui la rejetait – ces êtres qu'elle honnissait et auxquels elle se rendait indispensable.

Elle traînait sur le pavé blanc des beaux quartiers, le début de sa tournée du jour, le coeur rempli d'obligation. C'était elle, l'éboueuse, tâche sur le paysage bien rangé. Mis à part cette table sculptée, là, avec son pied cassé, abandonnée sur la route. L'appel du devoir se fit plus fort que tout, et elle se dirigea vers le squelette de bois d'un pas cadencé. Elle contourna l'objet, comme pour l'apprécier, avant de s'accroupir devant, gueule béante –

et de mordre dans le bois du pied.

Dents les premières, avec application – le choc aurait dû être violent, mais elles s'y enfoncent comme dans du beurre. Et le bois arraché en une bouchée qu'elle avale presque d'un coup. Puis elle recommence. Consciencieusement.

Leviathan, elle s'accroche à son rôle, à son devoir envers la société. Comme pour se rappeler qu'elle n'est pas qu'une erreur, qu'elle aussi, elle a sa place dans cette cité supposée la sienne. Que même si l'admiration promise s'est muée en dégoût, elle peut trouver un autre sens à son existence.

Puis, penchée sur son festin de fortune, qu'elle dévore comme une bête affamée, elle ne te voit pas arriver, jusqu'à ce que ton ombre l'atteigne. L'obscurité soudaine l'interpelle et elle relève ses prunelles carmines vers la silhouette blanche.

si blanche.

Elle retient son mépris au bord d'une lèvre tremblante, et te lance un regard farouche. Pemphigus. Noble coeur de la garde d'Andraste.

si blanc. si pur. si réussi.

Elle serait prête à feuler face à ta félonerie, à la vue d'une telle injustice. Pourquoi toi, pourquoi elle. Pourquoi Leliel n'avait-elle pas voulu d'elle, et pourquoi t'avait-elle tout donné. Toi et ton étroitesse d'esprit, toi et ton stoïcisme, rigidité à toute épreuve. Tu étais peut-être blanc, Pemphigus, mais tu n'avais pas de coeur. Elle honnissait la justice par laquelle tu jurais – et ces regards miséricordieux que tu lui accordais.

Si ta miséricorde avait forme, elle l'aurait
b o u f f é e.

« Leviathan. »

Entendre son nom glisser sur ta langue était pire que tout. Elle ravala un grondement.

« As-tu besoin d'aide ? Es-tu embêtée par quelque chose ? »

Tu te tiens droit, bien propre, et tu la surplombes.

« Non. Je fais juste mon boulot. »

Et elle finit d'engloutir la table en quelques coups de dents, avant de préciser simplement :

« Cassée. »

Cassée la table.
Cassée Leviathan.

Assise par terre, elle remonte l'une des bandelettes enroulées autour de sa tête qui lui retombe sur les yeux. S'il s'agissait autrefois de bandages, elle les avait désormais troquées pour du « PQ », comme disait l'humain qui lui en avait rapporté plusieurs rouleaux.

Puis elle se releva, détestant te voir penché sur elle de toute ta hauteur, ta superbe qui la surplombait – et s'épousseta.

Sur le blanc Pemphigus, toute sa poussière.
Prends-en un peu, Pemphigus. Rééquilibre sa vie, et partage un peu de son malheur.

Contact
Voir le profil de l'utilisateur
http://magmell.forumactif.com/t88-leviathan-you-don-t-know-how-sick-you-make-me
http://magmell.forumactif.com/t823-leviathan-now-she-s-stupid-in-the-streets#6889
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le Début d'une aventure... [Arc du Leviathan I]
» Leviathan, terreur des profondeurs !
» [Quête] Le Léviathan [Clos]
» Amélioration du Léviathan ; Installation de la machine à vapeur !
» Macky Ly, EX-porteur de l'ecaille du Leviathan

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers:  
Nos partenaires
Le devenir ?
CHRONOSREP